Critique : Largo Desolato — À voir avec un-e esthète

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logo-madmoizelleCritique de Mircea Austen parue dans MadmoiZelle.com, le 17 juillet 2014.

Largo Desolato de la Compagnie Libre d’Esprit — À voir avec un-e esthète

Pièce à la tonalité beaucoup plus sérieuse, Largo Desolato est de ces moments de théâtre qui laissent un peu sonné-e à la sortie de la salle.

Nikson Pitaqaj, le metteur en scène, propose à 16h40 les jours impairs, à l’Espace Alya, la pièce Largo Desolato de l’auteur tchèque Václav Havel.

Elle raconte l’histoire de Léopold Kopriva, philosophe vivant cloîtré chez lui, dans la peur d’être embarqué de force « là-bas ». Chaque entrée de scène, donc dans son appartement, est l’occasion de renouveler sa terreur ou de lui apporter un court instant de répit : qui toque, ami ou ennemi ? La frontière est de toute façon mince…

La peur le paralyse, il n’écrit plus, ne fait plus l’amour. C’est qu’on attend beaucoup de Léopold : il doit finir la révolution (culturelle, politique ? Ce n’est pas ce qui importe) que ses écrits ont amorcée. Parviendra-t-il à ne décevoir personne ?

Vous pourrez retrouver cette pièce à Paris, à l’Espace Culture Tchèque, du 2 au 20 décembre.

Je vous conseille vivement de noter ces dates dans vos agendas si vous ne pouvez pas vous rendre à Avignon ! Les rôles féminins y sont particulièrement intéressants : Lucy, par exemple, femme éperdument amoureuse, n’est pas la simple amante dévouée que l’on croit, et sa passion lorsqu’elle tourne à la révolte nous offre un monologue puissant.