Une famille gitane bloquée dans un camp des temps modernes.

Dans ce camp de réfugiés tenu par l’OTAN, cette famille est interrogée par un Colonel et son adjoint qui veulent obtenir des informations auprès de Bal, fossoyeur, témoin forcé des affrontements entre les rouges et les gris. Bal, comme sa femme et sa mère, dit pourtant n’avoir rien vu pendant la guerre. Que peut-il révéler ?

Comédie dramatique grinçante au cœur d’une histoire sans effets, où l’on n’affirme pas, où l’on ne juge pas, Gitans nous plonge au cœur de la question des réfugiés d’aujourd’hui.

Gitans de Nino Noskin

Mise en scène : Nikson Pitaqaj

Avec :

Henri Vatin Lina Cespedes Anne-Sophie Pathé Marc Enche Frédéric Slama Oscar Hernandez

Création lumières Nikson Pitaqaj

Scénographie Yan Brailowsky

Costumes Marc Enche

Musique originale Oscar Hernandez

Note d’intention

La pièce n’est ni datée ni située : une confrontation entre les rouges et les gris, une guerre non identifiée, proche et lointaine, passée et présente, un camp des temps modernes… L’intemporalité et l’universalité du texte permettent de s’identifier à ce qui se passe aujourd’hui un peu partout en Europe.

« Les assassins d’aujourd’hui sont les innocents de demain, alors? »

Il est simplement question d’un camp. Un camp où se réfugient les minorités. Ce camp ne fait pas écho aux camps de la seconde guerre mondiale. Il est le symbole des camps modernes à l’intérieur desquels des familles entières sont bloquées.

Il est aussi question d’une famille, piégée au cœur de la confrontation des rouges et des gris, victime d’une Histoire aveugle et d’une guerre aux contours indéfinis. La petite histoire est sacrifiée sur l’autel de la grande Histoire dont les enjeux sont troubles. En effet, la guerre qui a poussé la famille à se réfugier dans ce camp est une présence fantomatique dont on ne sait, en réalité, rien.

On retrouve la légèreté de Noskin qui introduit l’humour même au cœur des pires moments. Le sens de l’autodérision de l’auteur ne fait en réalité que donner plus de puissance au drame qui se joue sur scène mais aussi en-dehors des murs d’un théâtre.

Dans ce camp de réfugiés tenu par l’OTAN, cette famille est interrogée par un Colonel et son adjoint qui veulent obtenir des informations auprès de Bal, fossoyeur, témoin forcé des affrontements entre les rouges et les gris. Bal, comme sa femme et sa mère, dit pourtant n’avoir rien vu pendant la guerre. Que peut-il révéler ?