Fondée en 2001, la Compagnie Libre d’Esprit revendique un esprit de troupe. Elle s’appuie sur ses membres piliers (ancienneté de 10 à 19 ans), dont la diversité de profils et d’aptitudes personnelles – au-delà du jeu – est une véritable richesses. Une participation assidue au Festival Off d’Avignon depuis 2012, la création de deux festivals en 2020, des résidences régulières immersives (MECS Paul Machy-ALEFPA à Gravelines, comité de Nœux-les-Mines du Secours Populaire Français), des tournées en province, notamment dans les villages de France (grâce au LoupGarou Théâtre mobile – propriété de la SCIC Motra, partenaire de la compagnie) ou à l’étranger (Belgique, Kosovo) sont l’occasion de partager des moments de vie et de souder les liens de l’équipe en s’ouvrant ensemble au monde – repas pris ensemble, activités partagées…

La compagnie Libre d’Esprit crée une passerelle entre l’Orient et l’Occident. Nikson Pitaqaj étant originaire du Kosovo, il imprègne la compagnie du souffle des Balkans. Il puise également son inspiration chez Kantor, Kurosawa… Anne-Sophie Pathé a hérité de ses attaches familiales profondément ancrées dans les traditions cinématographiques franco-américaines : Charlie Chaplin, Tati, Blier père et fils… Nikson Pitaqaj et Anne-Sophie Pathé font de ces inspirations artistiques, au caractère universel, un appui pour les enjeux sociaux et humains auxquels nous sommes confrontés dans le contexte actuel.

« Nous sommes à la recherche d’un théâtre populaire. Faire du théâtre, c’est raconter une histoire. Une histoire qui révèle, à nous-même et aux spectateurs, une urgence, une révélation qui passe par l’émotion plutôt que par un plaidoyer. » Nikson Pitaqaj

« Nous travaillons d’abord en musique sur un plateau nu, sans décor ni costumes, sans maquillage ni béquilles. Il s’agit de déconstruire pour construire sans se laisser paralyser par des certitudes préétablies, une kyrielle de préjugés ou un respect castrateur pour les grands textes. Rien n’est défini au préalable : aucune idée de mise en scène. Une fois le corps échauffé, des répliques fusent de toutes parts. Elles peuvent se répondre ou simplement être répétées en chœur. Le texte est dit vite, fort, en chantant, en courant, en dansant, en jouant avec la même naïveté que des enfants. » Anne-Sophie Pathé

Le répertoire de Libre d’Esprit comporte aussi bien des petites formes que des projets ambitieux réunissant des dizaines de comédiens sur le plateau pour des pièces dont la durée peut être plus conséquente. Par exemple, nous avons donné 29 représentations d’une adaptation de Crime et Châtiment de Dostoïevski, une pièce de quatre heures en deux parties avec vingt comédiens sur scène, dont sept amateurs locaux. En 2019, la création inédite des Martyrs à la Scène Vauban de Gravelines a réuni 82 participants de 30 nationalités, comédiens professionnels de la compagnie et amateurs de tous horizons (jeunes de la communauté Paul Machy, jeunes locaux, jeunes du monde entier participant au village Copain du Monde… dont certains ne parlaient pas français, jeunes EEDF (Eclaireuses Eclaireurs de France)…).

La compagnie Libre d’Esprit est organisatrice de différents festivals : festival Grand Large (Gravelines-59), festival Dehors Dedans (Noeux-les-Mines-62). Par ailleurs, elle a créé entre 2004 et 2007 quatre évènements culturels autour des Balkans (l’Île Saint-Denis-93).

La compagnie Libre d’Esprit est dans une démarche atypique de résidence singulière à l’ALEFPA – Centre Paul Machy de Gravelines (59). Elle mène ses projets avec le soutien du Secours Populaire Français pour un accès à la Culture pour tous. Ceux-ci sont accompagnés par la coopérative Motra (Economie Sociale et Solidaire).
La compagnie est conventionnée par la région Hauts-de-France et elle est soutenue dans le cadre de sa résidence par le département du Nord.
Elle est passée par différentes résidences de longue durée, notamment au Théâtre de l’Épée de Bois-Cartoucherie de Vincennes (75), au théâtre du Grenier à Bougival (78), au Centre Culturel Tchèque (75), au Centre Culturel Jean Vilar à l’Île Saint-Denis (93).
Elle a été soutenue par le Conseil de l’Europe, le Conseil Général des Yvelines, le Conseil Général de Seine-Saint-Denis, la SPEDIDAM, la SACEM et l’ADAMI.